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« Les Français acceptent d'assez bon cœur les visiteurs, y compris les Britanniques ; avant la guerre, on dénombrait 3 millions de résidents étrangers, pour une population de 39 millions. Cependant, ils n'étaient pas particulièrement impressionnés par les étrangers et ne leur accordaient pas un grand intérêt. Ce qui intéressait les Français, et continue de les intéresser, c'est la France : ils la considèrent comme une grande nation et une des plus anciennes. Et ils ont raison. »
Extrait des Instructions pour les soldats britanniques en France, 1944 ; ce fascicule remis à chaque soldat britannique devant participer au débarquement et à la campagne de France, fut rédigé par un journaliste anglais francophile du Daily Telegraph : Herbert David Ziman.
Un petit livret très émouvant, réédité récemment, et qui intègre la version originale après la traduction en français.
En guise de cadeau de Noël, voici une liste de liens offrant des livres à télécharger gratuitement :
Classiques des sciences sociales
La page d'Appolonius propose des références ésotériques ou occultistes ; elle est surtout construite à partir du site de Gallica
Une liste de textes alchimiques
Le site Ebooks offre des classiques de littérature générale de tous les pays.
La partie française de la bibliothèque suisse Athena
La bibliothèque électronique de Lisieux
Evidemment, on retrouve parfois les mêmes livres sur les différents sites, mais la présentation peut en être différente.
Pour finir, un site de publication gratuite pour les écrivains en herbe : Edition999
Bon Noël à tous, croyants ou incroyants, gnostiques ou agnostiques, théistes ou athées : puisse le symbole de la lumière qui renaît au tréfonds des ténèbres vous être réalité...
Arianil
C'est un foisonnement d'éléments, d'animaux et de plantes, une vie innombrable qui bourgeonne, fleurit, embaume, sourd, saute, bondit, papillonne, vole et chante ; un infini de sympathie et de dédoublement, d'accouplement et de combat, de repos et d'agitation fébrile — et pourtant tout est apparenté, rassemblé, porté par un unique esprit vivifiant, dont le visiteur tranquille éprouve la présence souveraine avec un indescriptible frisson.
Le type humain dont nous pressentons la religion y découvrit le divin. Pour lui, le sacré par excellence était, non la redoutable majesté du juge irréprochable des consciences, mais la pureté intacte de l'élémentaire. II sentait que l'homme, cette énigme, miroir, inquisiteur et juge de lui-même, qui a depuis longtemps perdu la paix à travers tant de détresses et d'efforts, ne peut pénétrer qu'avec retenue dans le chaste domaine où le divin bâtit son règne. Le divin semblait respirer dans l'éclat qui enveloppe les prairies de la montagne, dans les fleuves et les lacs, dans le sourire éblouissant qui vole au-dessus d'eux. Aux moments de clairvoyance, la figure était subitement là : dieu ou déesse, tantôt sous forme humaine, tantôt animal et plus proche du monstrueux. Les solitudes de la nature ont leurs divers génies, dont la figure va de l'effroi sauvage à la douce timidité des adolescentes. Mais le comble est de rencontrer le sublime. Il habite l'éther lumineux des sommets, l'or des herbages montagneux, le scintillement chatoyant des cristaux de glace et des champs de neige, l'étonnement muet des campagnes et des forêts quand le clair de lune les baigne et ruisselle sur les feuillages luisants. Là, tout est transparence et légèreté. La terre elle-même a perdu sa pesanteur. Le sang ne sait plus rien de ses sombres passions. C'est un vol au-dessus du sol, comme une danse de pieds agiles. Ou bien c'est une chasse qui traverse les airs. C'est l'esprit divin de la nature sublime, la rayonnante souveraine, la pure qui ravit en extase sans pouvoir aimer elle-même, la danseuse, la chasseresse qui prend sur ses genoux le petit de l'ours et défie les cerfs à la course, porteuse de mort si elle bande l'arc d'or, étrange et inapprochable comme la nature sauvage, et pourtant, comme elle, toute magie, fraîche émotion et beauté fulgurante. En un mot, c'est Artémis !
« Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic", James Cameron, affirme que Jésus est enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec qui il aurait eu un fils, une thèse qui a aussitôt déclenché une polémique.
Selon "Le tombeau perdu de Jésus", réalisé par l'Israélien Simcha Jacobovici, le tombeau, découvert dès 1980, se trouve à Talpiot, un quartier de Jérusalem, et des analyses permettent aujourd'hui d'affirmer qu'il aurait renfermé le corps de Jésus mais aussi de sa compagne et de leur fils, prénommé Judas.
.../ Pour les Eglises catholique et orthodoxe, la tombe du Christ se trouve sous l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, tandis que les protestants la situent plus au nord, hors des murs de la vieille ville. »
Extrait de l'article de DH Net du 26/02/2007
Cette hypothèse reprend le thème d'un film de fiction sorti en 2001 : Le Tombeau, réalisé par Jonas Mac Cord. La fiction ainsi a précédé le documentaire et prophétisé sur les enjeux politico-religieux d'une telle "découverte".
Je doute fort de la véracité des thèses produites par Cameron et son équipe, mais quand bien même elles seraient avérées, ma foi n'en serait pas altérée : avantage d'un christianisme gnostique sur l'interprétation "littérale" des évangiles "canoniques"...
Tout cela au demeurant est diablement intéressant, mais aussi célestiellement secondaire, d'autant que certains prétendent que le vrai tombeau du Christ réside dans le sud de la France !
Arianil
Isolés aux confins occidentaux du continent par les invasions de barbares demeurés païens (Anglo-Saxons et Francs), les Celtes christianisés demeurèrent coupés de Rome et de la doctrine officielle de l'Eglise durant plusieurs siècles. Ainsi se constitua progressivement, par le maintien de pratiques anciennes, autant que par l'apport d'éléments issus du caractère celte, une chrétienté originale.
Les églises celtiques se distinguaient de l'Eglise de Rome non par un dogme particulier, mais par la conservation de rites anciens, datant souvent des premiers temps du christianisme. Quoiqu'aussi orthodoxe l'une que l'autre, professant les mêmes dogmes et se soumettant aussi loyalement à l'autorité pontificale, l'église celtique et l'église latine divergeaient sur plus d'un point :
* la tonsure que les Celtes conservaient dans sa forme primitive, dégarnissant d'une oreille à l'autre tout le devant de la tête, en laissant les cheveux longs derrière,
* le baptême pour lequel les Celtes ne pratiquaient pas l'onction à l'huile consacrée,
* la date de Pâques, les celtes la célébrant entre le 14 et le 21ième jour de la lune, calendrier ancien différent de celui en usage à Rome,
* la célébration le 1er novembre par les Celtes d'une fête de tous les saints (que l'église latine finit par adopter)
* l'usage pour la prière privée d'une sorte de litanie incantatoire appelée lorica
* les femmes celtes pouvaient donner l'absolution
* la pratique par les celtes de la confession auriculaire, aujourd'hui de règle dans toute la catholicité, était inconnue des latins qui pratiquaient la pénitence publique suivie d'une absolution générale. Les moines celtes rédigèrent de véritables codes de pénitence que les confesseurs devaient infliger dans tous les cas possibles. On peut reprocher à ce système son juridisme rigide et son ascétisme outrancier (les pénitences prévues n'étaient pas des plaisanteries), mais adopté peu à peu par l'ensemble de l'église, il a été dans une époque de désordres et de violences un grand facteur de perfectionnement moral.
Mais le vrai problème portait sur l'esprit et l'organisation de chacune de ces églises. L'église romaine était organisée en diocèses dotés chacun d'un évêque sédentaire. L'église celte n'avait pas d'organisation territoriale aussi nette ni un nombre d'évêque fixe. Ceux-ci étaient le plus souvent des moines, élus à cette dignité pas la vox populi. Ils restaient cloîtrés dans leur abbaye ou circulaient à travers le pays sans avoir de siège épiscopal fixe. Les prêtres, issus eux aussi des monastères, étaient également itinérants et ne s'estimaient pas tenus de respecter des limites territoriales. La première était d'essence démocratique, la seconde d'essence despotique.
Le culte romano-germanique de la discipline ne pouvait souffrir le particularisme religieux des Celtes, ni l'espèce de sympathique anarchie qu'il engendrait dans l'église. Au XIème siècle, l'église écossaise dut adopter les normes anglaises après la conquête des terres du sud.
L'empereur Louis profita de son éphémère victoire de 818 pour imposer la règle bénédictine et l'abandon de la règle scot aux monastères bretons.
Néanmoins, par un audacieux défi, l'abbaye de Redon, fondée 14 ans après cette transformation générale, se donna pour règle celle de Saint Colomban, avec le soutien du Duc de Bretagne Nominoë. Pour peu de temps d'ailleurs. La règle bénédictine y fut bientôt introduite par un moine de Glanfeuil nommé Gherfred. Il y entra dit-il suite à un songe, en fait, le monastère était menacé de fermeture par l'empereur.
Extrait de cette page consacrée à la religion celte réalisée par des élèves du Collège Diderot d'Aigueperse
(très bon travail sur la civilisation celte, bravo !)
La note du 12 mars s'achevant sur un juron, j'en profite pour évoquer le sens de quelques exemples fameux, liés au domaine religieux.
De nombreuses interjections sont composées avec le mot dieu, parfois remplacé par bleu, pour euphémiser le blasphème (morbleu, sacrebleu...).
Vingt dieux et Cré vingt dieux (ou vin diou en patois) : L'adjectif vingt s'employait, bien sûr, pour désigner aussi bien le nombre 20, mais aussi familièrement un nombre élevé et indéterminé. Vingt avait alors le même sens que maint (comme dans Je te l'ai dit maintes et maintes fois). Le juron Vingt dieux ! pourrait alors s'appuyer sur l'invocation de "tous" les dieux possibles et imaginables (ce qui n'est pas très chrétien). Mais l'adjectif vingt est aussi une forme homonymique reconnue de l'adjectif vain, qualifiant ainsi une chose sans fondement, mensongère, trompeuse (la forme Vain Dieu ! est par ailleurs attestée). Le juron s'appuierait dans ce cas sur le caractère mensonger de l'existence de Dieu. Cré est une contraction de sacré. Souvent associé à "nom de ..." (Cré nom d'une pipe !)
Tudieu est une altération de Par la vertu de Dieu.
Jarnidieu est une forme d'altération et déformation de Je renie Dieu.
Palsambleu : Par le sang de Dieu.
Définitions trouvées sur cette page de Francparler.com
Nos amis du Québec à ce sujet ne jurent pas, ils sacrent. Le plus connu est sans doute le fameux Tabernacle si chantant aux oreilles françaises.
Je finis par mon préféré : Ventre-Saint-Gris ! que doit également apprécier le Béarnais en campagne, disciple du Vert-Galant... Il s'agit là encore d'une altération de Ventre Dieu (pour Ventre de Dieu). La variante Ventrebleu a le même sens.
Dernière minute : je tombe sur une explication de texte de la chanson de Georges Brassens : La Ronde des Jurons. Saperlipopette ! voilà une analyse beaucoup plus exhaustive que ma modeste note, allez-y voir !
Arianil
J'ai trouvé un article qui devrait intéresser les quelques uns qui, comme moi, sont sensibles à l'approche ésotérique des mystères religieux. Il s'agit ici du Miracle Manichéen (fichier .pdf) qui cite notamment le Chant de la Perle, célèbre conte d'inspiration gnostique. L'article est rédigé par François Favre, qui est également l'auteur d'une biographie sur Mani. Commentaires sur ce livre dès que je l'aurais lu...
J'ai retrouvé le texte d'une aventure épique que je me décide à mettre en ligne, bien que ce récit soit quelque peu "décalé" sur ce blog. La nouvelle ici présentée a été rédigée à la fin des années 90, alors que cessait pour moi un loisir que j'avais partagé avec d'autres joueurs pendant plusieurs années : le jeu de rôle par correspondance (play by mail en anglais).
L'histoire qui suit s'inspire très directement d'une campagne de Quest, jeu médiéval-fantastique dans la lignée de Donjon & Dragons, où chaque joueur conduit une équipe de 6 à 15 personnages, répartis en quatre classes différentes : prêtre, guerrier, mage, voleur. Une équipe type de quinze personnages comptait souvent un voleur, trois mages, quatre prêtres et cinq guerriers. J'ai transposé l'aventure dans un contexte antique, ce qui donne un récit "antique-fantastique", non dénué d'anachronismes, usant volontairement de tous les clichés du genre. Le narrateur est évidemment le "voleur", personnage clé du jeu, à la fois scout, espion et "financier" de l'équipe.
J'ai découpé le texte en épisodes programmés sur les jours prochains, pendant mon absence. Cette récréation littéraire fut agréable à écrire ; je crois qu'un peu de ce plaisir transparaît à la lecture, même pour les réfractaires à ce genre d'univers apprécié des adolescents attardés (ou pas)...
Arianil
C'est sans doute d'Egypte (avec des influences babyloniennes ?) que nous viennent les signes du zodiaque. Leurs représentations constellent les temples et les sarcophages. Christiane Desroches Noblecourt explique ainsi chacun des douze signes :
... la succession des signes rappelle les avatars du dieu agraire Osiris, éternellement vainqueur de la mort.
Le Verseau
La crue se prépare ; les deux sources mythiques du Nil (à l'origine peut-être celle du Nil blanc et celle de l'Athara éthiopien) vont se manifester.
Les Poissons sont une allusion à la survie souhaitée. Le défunt doit repêcher, dans les eaux primordiales, les deux poissons évoquant « l'âme d'hier et celle de demain ».
Le Bélier, ou plutôt le « bouc de Mendès ». C'est dans cette localité orientale du Delta mythique, que la momie osirienne commence à se transformer en futur soleil.
Le Taureau, à comprendre : le petit taureau, fils de la vache Hathor. La bonne déesse universelle porte bien en son sein le fœtus du soleil.
Les Gémeaux
Ces deux « enfants du démiurge », Shou et Tefnout, sont présentés au nez de celui qui espère recevoir le souffle de vie. Les branchies du fœtus-poisson se transforment alors en poumons solaires à l'instant de la naissance.
Le Cancer est, au vrai, un scarabée. Au soleil levant, ce bousier pousse sa boule d'excréments qui contient ses œufs. Leur éclosion symbolise la naissance de l'astre qui illumine le monde.
Nous nous trouvons ici au milieu de l'année, à la période la plus chaude. Entre le Cancer (scarabée) d'un côté de la déesse, et le Lion de l'autre côté, l'étoile de Sothis a réapparu, le soleil s'est levé, l'Inondation est annoncée.
Le soleil remis au monde par la sainte étoile, c'est la splendeur d'Osiris revenant à la vie.
Le Lion, c'est la pleine canicule, du nom de la petite chienne, canicula, donné à l'étoile de Sothis, laquelle, depuis la préhistoire, est figurée par une petite chienne. Sothis est l'étoile la plus brillante de la constellation du Chien. Parmi tous les symboles attribués au Lion, on trouve plusieurs mythes, dont celui de la « Déesse Lointaine » qui revient du sud sous une forme léonine au moment de l'inondation.
La Vierge
La déesse Isis tient un épi de blé, évoquant la mise à mort du dieu agraire Osiris, le blé, victime du « Malin », Seth. Isis veillera sur le corps momifié de son époux.
La Balance
Toujours dans le rituel osirien, le dieu mis à mort deviendra le juge des défunts et présidera à leur jugement.
Le Scorpion
Isis emprunte parfois l'aspect du scorpion protecteur. Une très ancienne légende fait allusion à la sauvegarde du futur héritier, Horus, selon laquelle Isis, pendant sa grossesse, a placé sept scorpions en protection autour de lui.
Le Sagittaire
A l'origine de ce signe est le roi, détruisant le démon symbolisé par un animal nuisible. Tardivement, le signe montre le roi conduisant son char, ou monté sur son cheval, prototype de Saint Georges.
Le Capricorne
Petit capridé en transformation, déjà plein de vitalité pendant la gestation dans le sein de sa mère. C'est l'image de la graine déposée dans l'humus et qui commence à germer.